Yack de Mongolie : habitat, élevage et laine
Guide complet du Yack de Mongolie
Le yack de Mongolie est un bovin ruminant domestique à longs poils (Bos grunniens). En Mongolie, les troupeaux se concentrent dans les montagnes du Khangai, du Khövsgöl et de l’Altaï mongol. Le yack est adapté au froid et à l’altitude. Les familles d’éleveurs utilisent son lait, sa viande et les fibres de son pelage. Elles l’ont aussi traditionnellement employé pour transporter des charges entre les campements.
Comment reconnaître le yack de Mongolie ?
Le yack a un corps compact, un cou court et de petites oreilles. Ses longs poils pendent sous le ventre et le long des flancs. Le noir et le brun dominent dans les troupeaux décrits en Mongolie, mais certains animaux sont gris, blancs ou tachetés. Des yacks de l’Altaï portent de longues cornes, tandis que de nombreux individus du Khangai en sont naturellement dépourvus.
Quelle taille et quel poids atteint un yack mongol ?
- Mâles adultes. Des observations historiques en Mongolie rapportent des poids de 400 à 500 kg. Dans une série de cinq taureaux, la hauteur moyenne était de 1,28 m et la longueur moyenne du corps de 1,52 m.
- Femelles adultes. Les observations citées par la FAO rapportent des poids de 270 à 280 kg. Dans une série de 160 femelles, la hauteur moyenne était de 1,08 m et la longueur moyenne du corps de 1,21 m.
Ces chiffres donnent des repères pour les troupeaux étudiés. Le gabarit varie selon le sexe, l’âge et le type de yack.
Comment le yack résiste-t-il au froid et à l’altitude ?
- Un pelage isolant. Les poils extérieurs recouvrent un duvet fin dont la proportion augmente avant l’hiver. La graisse sous la peau contribue aussi à limiter les pertes de chaleur et sert de réserve d’énergie.
- Une respiration adaptée à l’altitude. Le yack possède une cage thoracique ample ainsi que des poumons et un cœur relativement grands pour son gabarit. Son hémoglobine fixe facilement l’oxygène, ce qui l’aide à vivre en altitude, où l’oxygène est moins disponible.
- Une sensibilité à la chaleur. Le yack transpire peu et évacue donc moins facilement sa chaleur par la transpiration lorsque la température augmente.
Quel cri fait le yack ?
Le yack émet notamment des grognements et des couinements. Son nom scientifique, Bos grunniens, signifie « bœuf qui grogne ».
Quelle différence entre un yack domestique, un yack sauvage et un hainag ?
| Animal | Identification | Lien avec la Mongolie |
|---|---|---|
| Yack domestique | Bos grunniens | Élevé en troupeaux, principalement dans les régions montagneuses du pays. Un yack qui pâture en liberté peut appartenir à un troupeau domestique. |
| Yack sauvage | Bos mutus | L’évaluation de l’UICN publiée en 2016 le classe comme vulnérable et indique des populations résidentes en Chine et en Inde. |
| Hainag | Croisement entre un yack et un bovin domestique | Hybride élevé de longue date en Mongolie, notamment pour le lait et le travail. Les mâles de première génération sont stériles. |
Où vivent les yacks en Mongolie ?
Les troupeaux se concentrent dans les reliefs du nord et de l’ouest du pays. La FAO situe les pâturages de montagne qu’elle décrit entre environ 1 800 et 3 500 mètres d’altitude. Les troupeaux fréquentent des altitudes différentes selon le massif et la saison. FAO, pâturages et déplacements saisonniers
- Khangai. Des pâturages de montagne et des zones boisées, notamment dans l’Arkhangai et l’Övörkhangai.
- Khövsgöl. Des pâturages de montagne dans le nord du pays.
- Altaï mongol. Des pâturages d’altitude dans l’ouest du pays.
Pour situer ces massifs et découvrir les autres paysages du pays, consulter le guide de la Mongolie.
Que mange le yack de Mongolie ?
Le yack est herbivore. Il broute des graminées et, plus haut en altitude, des plantes comme les carex. Il peut dégager une couche de neige pour atteindre le fourrage. Quand les conditions le permettent, les éleveurs conduisent les troupeaux vers les pâturages plus hauts en été et redescendent vers les vallées à l’approche de l’hiver. Ces déplacements suivent la disponibilité de l’herbe et l’exposition des sites.
Comment le yack se reproduit-il ?
La reproduction du yack est saisonnière. La gestation dure environ 258 jours en moyenne, soit près de huit mois et demi. Dans les observations mongoles compilées par la FAO, les mises bas se concentraient en avril et mai. L’intervalle entre deux naissances varie selon les femelles et les conditions d’élevage. Certaines femelles peuvent mettre bas deux années de suite.

Quel rôle joue le yack dans l’élevage mongol ?
Un même troupeau fournit du lait, de la viande et des fibres. La traite suit le rythme des naissances et des pâturages. Dans les observations mongoles réunies par la FAO, la production laitière se concentrait surtout de juin à octobre.
| Ressource | Usages documentés en Mongolie |
|---|---|
| Lait | Préparation de crème, de beurre et de caillé. |
| Viande | Consommation et séchage en fines lanières, appelées borts. |
| Pelage | Duvet fin pour le fil textile et poils plus grossiers pour certains usages comme les cordages. |
| Force de travail | Transport de charges et traction de charrettes, notamment lors des déplacements entre campements. |
Le dossier sur les grands animaux domestiques de Mongolie replace le yack dans l’élevage pastoral du pays. Le guide du chameau de Bactriane présente un autre animal de bât, associé aux régions arides.
D’où vient la laine de yack ?
La laine de yack utilisée dans les mailles fines provient principalement du duvet, le sous-poil souple qui aide l’animal à conserver sa chaleur. Les longs poils visibles sur les flancs font partie du pelage extérieur. Plus grossiers, ils se prêtent à d’autres usages, comme la fabrication de cordages. Artisans Mongols, guide de la laine de yack
- Collecte. Le duvet peut être récupéré par peignage au printemps, quand le sous-poil d’hiver se détache. La FAO décrit aussi la tonte printanière dans des élevages mongols.
- Tri et filature. Le tri sépare les fibres fines des poils grossiers. Le duvet préparé peut ensuite être filé pour le tricot ou le tissage.
- Composition. Selon le produit, le fil peut être composé uniquement de yack ou associer plusieurs fibres. Les proportions sont indiquées sur la fiche produit.
Artisans Mongols travaille avec des artisans et des ateliers en Mongolie. Deux exemples du catalogue illustrent les usages du fil. La pelote de laine de yack est destinée au tricot. La chaussette haute en laine de yack montre comment cette fibre s’utilise dans une maille portée. Artisans Mongols, présentation des ateliers partenaires
Questions fréquentes sur le yack de Mongolie
Écrit-on « yak » ou « yack » ?
Les deux graphies désignent le même animal en français. Au pluriel, les deux formes sont « yaks » et « yacks ».
Le yack est-il originaire de Mongolie ?
La Mongolie fait partie de l’aire d’élevage du yack domestique en Asie. La FAO situe le centre historique de répartition du yack sur le plateau Qinghai-Tibet. L’expression « yack de Mongolie » désigne ici les animaux élevés en Mongolie.
Tous les yacks mongols ont-ils des cornes ?
Certains yacks mongols portent de longues cornes, tandis que d’autres en sont naturellement dépourvus. La FAO décrit notamment des animaux sans cornes dans les troupeaux du Khangai.
Quelle différence entre la laine de yack et le cachemire ?
Le duvet de yack provient d’un bovin. Le cachemire provient du sous-poil de certaines chèvres. Les deux fibres peuvent donner des fils fins. Comparatif de la laine de yack et du cachemire
Sources et données
Artisans Mongols · Vérification documentaire du 3 novembre 2026.
FAO, description des yacks mongols
UICN, évaluation du yack sauvage
Coopération suisse en Mongolie, produits laitiers de yack
Larousse, entrée « yack ou yak »

